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Ils s’expriment sans mot,
Dévoilant nos pensées.
Parfois un peu trop tôt,
Trahissent nos secrets.
Il y a des yeux rêveurs
Perdus dans les nuages,
Et des yeux querelleurs
Qui bouillonnent de rage.
Certains, plein d’innocence,
Qu’on souhaite protéger
D’autres, dont l’insistance
Finit par nous gêner.
J’ai croisé des regards
Qui pétillaient de vie,
Et d’autres si hagards
Déjà si loin d’ici.
Des prunelles si froides
Que notre sang se glace,
Qui regardent, sans émoi,
Ceux qui demandent grâce.
Des yeux inquisiteurs,
Qui veulent tout savoir
Et ceux pleins de douceur,
Qu'on n'ose décevoir.
Des lacs bleus si profonds
où l'on voudrait plonger,
Émeraude ou marron
Cocons pour se lover.
Mais qu’importe la couleur,
Aussi belle soit-elle,
C’est de leur chaleur
Que naissent les étincelles.
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