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Crépusculaire aveu en effleurant de l'aile
Mes premiers souvenirs me revient aujourd'hui
L'exaltante beauté de mon nid d'hirondelle;
Comme un amour secret agite dans la nuit,
Clair de lune laiteux, ces soupirs de ma plume,
Des fines lettres d'or renaît le bleu ruisseau,
La floraison d'avril que le passé rallume;
L'enfance a disparu, mais il reste l'oiseau
Celui de mes seize ans qu'une fille a cueillie
Juste sous l'abat-jour, Bavans me parait loin.
Un chapelet de mots plein de mélancolie
Me ramène ce soir à l'âge d'or du foin,
Je sais depuis longtemps et j'ose vous le dire
Que mes vers rutilants sont des porteurs de croix,
Pour combattre la mort, ne suffit pas la lyre,
C'est à cause de ça que je rêve, autrefois.
Enchâssé dans les fleurs, aux rossignols, ma rue
Coule l'eau du bonheur, qui semble chuchoter,
Les rires certains soirs d'une joie absolue,
Quelque chose en mon coeur retrouve le verger
Et tous les bouquets blancs tellement éphémère,
Demeurent au fond de moi l'authentique parfum,
Ces modestes cadeaux dont se souvient ma mère
Reste encore à ce jour mon plus tendre butin..
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