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Voici pour toi, maman au jour anniversaire,
Des roses, des œillets dans un nid cousu d'or,
Sans être un rossignol, ni même Apollinaire,
Sache au moins que ma plume et c'est ainsi mon sort,
Te bénis chaque jour de m'avoir pourvu d'ailes,
Tu m'as fait ce cadeau en parfumant d'amour
L'aurore de mes ans, j'étais pour tes prunelles,
Le trésor fabuleux, le bonheur de ton jour,
A mon tour aujourd'hui d'offrir à tes paupières,
Le bouquet de mes vers, ruisselant de soleil,
En constellant tes cieux de toutes les lumières,
Je veux fondre en ton cœur, un beau bijou vermeil.
Sur un chemin de fleurs, ma plume poétise,
Ils sont pour toi ces mots, tendres et chaleureux,
Un monde imaginaire avec douceur me grise,
C'est bien un héritage et je passe aux aveux,
Il vient de toi ma mère ainsi que ma grand-mère,
La gentille Mathilde un ange aux chers yeux bleus,
J'aimais son coeur en or, sa natte légendaire,
De même son accent candide et savoureux.
Je mesure à présent au signal des matines,
Qu'une vie à son seuil, au besoin de savoir,
D'où vient se goût de vivre ainsi que ses racines,
Cherche dans le passé ce que peut bien valoir;
Le vertige de l'heure au cadran de l'horloge,
Semant joie et chagrin le temps fuit sans répit
Sur le balcon de soir, pour faire ton éloge
Si loin de tes doux bras, il me reste l'esprit.
Le flot pressé des jours, d'une houle insaisissable,
Poursuit le long chemin, celui des liens du sang,
C'est à chacun son tour un cycle immémorable
Ne ralentit jamais et l'on devient parent.
Au siècle dernier à Sochaux en décembre,
L'aube sur ton berceau projeta ses rayons,
J'imagine l'image au cocon de la chambre;
La mère Alsacienne heureuse de ses dons.
L'album aux souvenirs de pages s'amplifie,
Le cerisier fleuri, pour préparer le fruit,
Naguère c'était nous, aujourd'hui c'est Sophie
Qui se trouve au printemps avec un ange au nid.
Une étoile filante attend notre venue,
C'est donc là que demain sera notre océan,
En attendant ce jour ma plume continue
D'ériger une stèle en ton honneur maman;
Tu mérites crois moi la couronne éternelle,
Quatre générations fleurissent le jardin;
Je puise au fond de moi, des encres, la plus belle,
Voici de blancs lilas, le bouquet de ma main.
Cinquante ans sont couchés depuis la prime enfance,
Pourtant dans le grenier l'âge n'a pas éteint,
La tendresse d'antan, reste la quintessence;
Un baume maternel flambe dans son écrin.
Les perles de tes yeux dans l'âme, je les garde,
Ces gouttes de soleil réchauffent mon présent,
Voila pourquoi ce soir, dans l'encrier s'attarde,
L'enfantine candeur, que la fontaine étend;
Sur un air de Chopin ma sève s'angélises,
Ce poème est pour toi, pieusement béni,
Qu'il inonde ce jour d'une douceur exquise
Et parfume tes sens d'un printemps infini.
Quand tu liras ces vers, mon florissant "je t'aime",
Ecoute ma berceuse au charme ambassadeur,
Tu sauras sans regret, que la distance même,
N'efface pas l'amour écrit avec le coeur.
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