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Ni le parfum des fleurs, ni même les bijoux,
Pas plus le souvenir de la chère aubépine
Ne peut rivaliser avec cette coquine,
La missive reçue au premier rendez-vous;
Même des ans après elle rappelle en nous
Comme l'âme flambait au feu de l'encre fine,
Et le premier frisson que l'amour achemine;
Cet envoi bien naïf que le désir absous.
Dans son corsage rose au creux de l'enveloppe,
Alors que l'eau s'enfuie et que le temps galope,
Elle garde un filon celui de l'âge d'or.
Hirondelle d'avril que l'absence délie,
C'est tout ce qu'il nous reste ainsi qu'une élégie,
On la relit l'hiver, lorsque l'amour est mort.
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