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Devant vos beaux aveux je sens mon cœur se fendre,
Vos verbes me sont cher, de pareils sentiments
Sincèrement sont rare alors c'est sans attendre
Que je vous dis merci pour ces riches présents,
Vous me faîtes l'honneur d'apprécier ma lyre,
Je ne vous cache pas cela me rend heureux,
Mes doigts sont plein d'élan quand il s'agit d'écrire,
J'idéalise un monde et n'en suis point honteux.
C'est à vous, s'il vous plaît que ma plume s'adresse,
J'aimerais que mes mots pénètrent votre esprit,
Vous invite en ce coin que la flore caresse,
A deux pas de la Suisse, où se trouve mon nid.
Il faut entendre un jour les cloches d'une église,
Aux âmes des vivants annoncer l'angélus;
Pour comprendre qu'ici le plateau s'angélise
Et si Morteau vous plaît, avant d'en savoir plus
Laissez vos yeux volés au coeur de la vallée
Jusqu'au val du Saugeais, la ballade du Doubs,
Remboursera vos frais; avant la nuit ailée
La vue est merveilleuse et le cadre est si doux,
Qu'un bien être vous prend, jusque dans la poitrine
Et touche tout vos sens, comme un air de Chopin,
Procure un grand bonheur au goût de l'aubépine,
Quand le terroir rutile aux fenaisons de juin.
Puissiez-vous l'âme en paix contempler cette France
De paille et de cours d'eau; des souvenirs d'antan,
Pays d'herbe adorable, à la magnificence
De ses riches moissons où niche le bruant.
Venez ma chère amie aux alentours de Maîche
Où s'aime l'orchidée avec le papillon;
Vous pourrez voir le Doubs un Eden pour la pêche,
Ainsi que le Dessoubre, au sublime balcon
Ceint de chastes rochers que l'herbe colonise,
De même la pervenche et le cincle plongeur,
Alors que le sous-bois, dore la rive exquise,
Il faut voir au couchant son miroir enchanteur.
Peut être serez-vous comme moi sous le charme
De l'écrin Franc-Comtois fleurant le foin, l'encens,
Verserez-vous peut être une authentique larme
En découvrant la Loue en plein coeur de Ornans,
Il faut la voir c'est vrai depuis un promontoire,
Quand pointe le soleil sur ce coin qu'il bénit
Avec des flèches d'or, c'est presque ostentatoire
Quand tombe des bijoux sur son cours endormi.
J'aime amoureusement le Doubs aux cent visages,
Parfois je me figure en découvrant ses fleurs
Que c'est un livre ouvert, aux délicates pages,
Mon Paradis sur terre est nullement ailleurs.
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