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Témoin de nos amours, du rêveur romantique,
Et premier compagnon de la biche aux abois,
Majestueux, géant, cet ami de nos rois
Plusieurs fois centenaire et rudement rustique,
Au poète inspira cette légende épique,
Qui veut que deux amants sous le joug de son bois
Ce rappellent toujours le serment d'autrefois
Son lien trace dans l'âme une onde nostalgique;
Voila pourquoi souvent sur l'écorce est gravé,
En tendres déliés, le prénom de l'aimé,
Il faut le voir si beau, quand arrive l'automne,
Auguste souverain dans son feuillage d'or
Lui qui porte si bien son immense couronne,
Ne craint point l'aquilon, pas plus d'ailleurs la mort.
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