|

De cet amour subsiste un roc de marbre blanc,
Un épique récit, pas écrit sur le sable,
Communion de cœurs, parfum évanescent,
Aux splendeurs de la chair, l'idylle impérissable,
Mais tout coule et s'enfuit comme le fleuve lent
S'écoule avec langueur, la vie est une feuille,
Qui tourbillonne en vain, sans bruit vers le néant
De son destin tragique, à l'ombre qui l'accueille
Au cocon du silence, à la grave douceur,
Elle laisse un chagrin tellement nostalgique,
Que l'étoile du soir au ciel, semble sa soeur,
De ce brûlant sujet filtre la sémantique,
Un canal à Venise, une ombre, presque rien,
Ceint par un ruban bleu, quelques lettres jaunies,
A l'encre éblouissante, au charme quotidien
Du sépia des clichés, tendres photographies.
Dans l'écrin de santal ainsi meurt un serment,
Parmi les souvenirs que dépouille l'automne;
Dans l'antique foyer où craque le sarment,
Comme la flamme aimée un mystère bourdonne;
De cet amour défunt, ne reste qu'un trésor,
Le flamboyant jardin, d'une extase ancienne,
L'inaccessible fleur d'un passé tout en or,
L'authentique tendresse autant qu'il m'en souvienne.
|