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La savoureuse église abrite le trésor,
Le calice évasé et le ciboire en or,
Au-dessus de l'autel chaque fleur qui se penche,
Est un tendre encensoir dont le parfum s'épanche;
Comme un souffle de mai jusqu'au milieu des bancs,
Peuplé ces derniers temps surtout de cheveux blancs.
Nid fragile du Christ, la nef au jour flamboie,
S'échappe des vitraux l'essence de la joie,
C'est une source vive un cadeau pour les yeux,
Une fresque émouvante au cadre merveilleux;
Elle accueille les morts, comme les fiançailles,
Mais le plus beau de tout restent les épousailles.
Dévot, libre penseur ou simple pélerin,
Visitant la campagne un jour, si le chemin
Vous mène dans le Doubs, il ne faut pas attendre,
C'est à Goux,Les Usiers qu'il faut vraiment vous rendre;
Là-bas de belles mains firent merveille, un jour,
L'authentique sculpteur donna vie à l'amour,
Dentelé dans le chêne, une fine dentelle
Alloue à l'esprit saint, la grâce solennelle.
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