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Parmi tous les trésors, les jours, cher à mon cœur,
Hélas, il est une ombre éminemment posthume,
Et quand tombe la nuit, d'une intime pâleur;
Elle éclot en silence et jadis se rallume,
D'une fervente flamme émerge son portrait,
A l'aube de ma joue une larme s'écoule,
De ma jeunesse folle elle, était mon jouet,
Inexorablement le jour à flots lent, coule,
Il m'arrive souvent dans les reflets du soir,
De noyer mon chagrin tout au long de la Loue,
Sans comprendre l'enjeu, caressant le miroir,
Du crépuscule igné que l'eau vive dénoue
Aux rives du passé, comme un volcan éteint
Renaissant de sa cendre, en mon âme s'avive,
La Vénus élégante au corps de séraphin;
Toujours avec la nuit sa souvenance arrive,
Mes mots se font l'écho d'un chapelet de vers,
Mes yeux se posent alors, sur des lieux idylliques,
Recouvrant d'un linceul, l'encrier des hivers,
Je n'ai plus qu'à cueillir, les œillets romantiques;
Les accords déchirants, perles du rossignol,
A nul autre pareil, alors quand mai, s'installe,
Il me revient toujours un vertige d'alcool,
Promenant mon ennui, sous l'ombre vespérale ,
Parfois vers le couchant, un rai perce le bois,
Soudain elle apparait, c'est une image brêve,
Son regard est trés doux, le même qu'autrefois,
Je sais, j'en suis certain, que ce n'est pas qu'un rêve;
La flèche de Eros, me transperce le coeur,
Mélancoliquement poursuivant ma chimère,
Je sens à mes côtés une étrange douceur,
Devenant à jamais mon étoile polaire.
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