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Sur le bleu couvre lit, le soleil s'éparpille,
Une intime tendresse accompagne nos yeux,
Dans l'âtre rougeoyant décline la charmille,
Pour elle, autant que moi, ce calme est précieux,
Le silence d'un coup émerveille la chambre,
Ainsi que nos deux coeurs, nos regards aux abois,
En ce soir doux de mai le bien-être se cambre
Et la sérénité s'écoule entre nos doigts;
Sans commettre de vague un vil drame se joue,
Sur la table de nuit dans un vase en cristal,
Une rose émouvante expire et se dénoue.
Avec l'impression de nourrir un régal,
Nos mains tremblent d'amour; une impalpable envie
Enveloppe nos corps et cède au vif désir,
De partager nos fleurs en toute courtoisie,
Alors la convoitise impossible à guérir,
Inonde tous nos sens, une force suprême
Projette la douceur, nous offre le printemps,
Sans omettre un seul mot sache comme je t'aime,
Et que je t'aimerai jusqu'à la fin des temps
J'appose sur ta peau la fièvre de ma bouche,
Je sens naître un soleil, sous l'intime satin,
Tremblante de bonheur, ton murmure me touche,
Pour t'élever plus haut, je caresse ton sein;
Au comble de l'amour, abeille de la rose,
Je flambe d'une soif, dépassant le besoin,
Et je me sens mourir d'une telle overdose
Que mon âme chavire et demeure à ton soin.
Merveille de mon jour, ma rose sans épine,
Ma digne Pompadour, éléve de Bouddha,
Devant ton beau jardin mon sentiment s'incline,
Le souhait d'être heureux toujours me trahira.
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