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A cette heure incertaine entre or et chrysanthème
Il a suffit d'un poids au cadran de mon cœur,
Pour sentir l'oraison d'une sainte douleur,
Un voile sur mes yeux effaçant mon poème;
L'espace d'un instant ma nuit devint extrême,
Tel un manteau de deuil éteignant la lueur,
J'ai senti naître en moi, l'inégalable peur
De n'avoir pas le temps de te dire je t'aime.
La séparation ce fit jour dans ma chair,
Comment imaginer un départ pour l'hiver,
Sans l'aile de ta main, sans tes iris célèbres,
Aujourd'hui je succombe au bonheur de tes doigts,
En cultivant l'amour c'est bien le plus beau choix,
Préfèrant ton regard au bouquet des ténébres.
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