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Je ne veux plus m'étreindre, ni être déchirée,
broyée par les tenailles de la souffrance,
Donc, je désire insatiablement tenter ma chance,
Et violemment déchirer mon anonymat,
Comme les voiles d'un quatre mât,
Comme les orages déchirent l'empyrée,
dans un immense fracas
Alors , je laisse voler mes petits doigts de fées,
Et embrase mes mélodies époustoufflantes de beautés,
et de clartés,
Tantôt, je joue des symphonies sinistres et pathétiques,
Comme les saisons qui s'habillent de leurs couleurs spleeniques,
Comme les humeurs des humains qui changent au gré,
de leurs envies artistiques,
Et puis aussi, je suis une harpiste qui fait voyager des gens,
dans des pays sublimes,
Où personne ne sombre dans les insalubres, ténébreux
abymes
Et je suis une harpiste qui fait chanter les symphonies
de pastels du printemps,
Je fais virevolter les saisons, comme des danseuses,
les doux et apaisants vents,
Je fais déloger des cerveaux des gens, leurs vertes insomnies,
Et les pluies impérissables de leurs noirs soucis,
Et un beau soir, un agent artistique,
Me propulse au devant de la scène, en tant que célébritée,
Et là dans ma tête, je n'ai plus de nuées soporifiques,
ni de véhémentes et de sombres pensées,
Mon moral, ma vie brillent comme la voie lactée
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