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Si je pouvais semer autant de fleurs qu'avril,
De quatrains que Musset, autant d'or que l'aurore,
Je couvrirais tes jours, ton âme d'une flore
Aux étonnants pouvoirs, à l'effluve subtil.
J'aimerais que ma plume et mon encre béryl
Suspendent le bonheur, d'une grâce sonore,
En caressant ton cœur. que ma force dévore
Comme vague de fond, ton émoi puéril;
En pillant l'art d'Hugo mon écriture exquise
Aurait pour tes beaux yeux le charme d'une église;
J'embaumerais mes vers de la beauté du jour,
De la rose et l'œillet, que le poète encense,
Je couvrirais mes mots, de bijoux, de faïence,
De nobles sentiments, pour t'offrir mon amour.
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