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Il est de tristes soirs, pas tellement joyeux,
Que caresse l'ennui, dont le cœur se rappelle,
Vestige flamboyant d'une idylle en dentelle,
Souvenir rose et blanc d'un monde merveilleux,
Le silence s'installe enveloppe les lieux,
Sentiment d'abandon, minute solennelle,
Tombe alors sur le banc une larme fidèle,
L'écharpe du néant se pose sur nos yeux;
Le jour meurt lentement d'une innocente soie
Et neige alors des fleurs, que le passé envoie,
Nous cherchons une main, mais nul ne nous répond,
Sans comprendre pourquoi, notre essence s'enflamme,
Notre esprit malheureux recherche l'horizon,
Peut être que dans l'ombre une âme nous réclame.
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