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Comme il en va de soi,
Au début d'une histoire
C'était chacun chez soi
Le reste est accessoire,
Voila les séparés
Disait de nous, ma mère,
L'amour est sans excès
Soit il est éphémère
Où s'écoule sans fin
De façon anodine
Eros faisait chemin
Sans être Lamartine
Je promettais le ciel
Avec une espérance
Être son essentiel
Mon arme l'éloquence
J'écrivais chaque nuit
Elle pouvais me lire
A l'aurore ou midi
J'étais son oiseau-lyre
J'avais droit chaque soir
Concis, mais plein de charme
A son riche savoir
La perle qui désarme
Pendant plus de six mois
Entre ombre et pervenche
Unis furent nos doigts
Seulement le dimanche
Il fallait à tout prix
Qu'au long de la semaine
Le regard soit soumis
A la douce rengaine
En quittant mon cher Doubs
Je connus Seine et Marne
Et les divins bijoux
Que son sourire incarne
Depuis le firmament
Chaque jour se déploie
C'est l'amour insolent
C'est l'idylle de soie
Au coeur de mon sommeil
Je rêve de sa joue,
Douze ans que le soleil
Avec mon âme, joue
Elle est ma blanche fleur
Elle est l'encre suprême
Mes mots n'ont de valeur
Surtout parce que j'aime,
Une fièvre entre nous
Se transforme en soudure
Avec mes vers je couds
La divine gravure.
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