Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

De tous les coins de France

le lundi 12 avril 2021, à 11:50. Posté par plumeflore


    De tous les coins de France il en est un mon Dieu,
    Qui déclenche à mes yeux une émouvante larme,
    Est-ce de son terroir, d'un dramatique adieu
    Où du clair souvenir qu'il en tire son charme?

    Je ne saurais le dire avec ou sans fracas,
    La forêt du Mont-Bart, le canonique temple,
    La fontaine au lion, en sont les lauréats,
    Tout me rattache à lui, l'enfance en est l'exemple,

    C'est de ce beau moulin que coule mon sentier,
    La roue aux souvenirs dans mon âme ravine
    Le chemin de l'école et le blanc encrier,
    Au soleil de juillet le cours d'eau se dandine;

    Si l'on me demandait l'image du bonheur,
    Sans hésitation, brillante il en est une,
    Mon père au bord de l'eau surveille son flotteur,
    J'ai peut être six ans l'âge de la fortune;

    Le Doubs est assoupi, rutile son miroir,
    Dans ce superbe endroit qu'on appelle, Les Mortes,
    Serti de nénuphars, la perle du terroir.
    Les clichés de ce temps sont des natures fortes,

    Devenus des chromos, leur pouvoir est touchant,
    Comme objets d'autrefois, du temps reste la trace,
    Parmi ces souvenirs, que le passé défend
    S'ajoute dans le cœur l'amour que rien n'efface;

    Une autre image en moi s'anime gentiment,
    Les bras chargés de fleurs, un cadeau pour ma mère,
    Scilles, jonquilles d'or tel un bel océan,
    D'un flot, rend éternel, ce présent éphémère.

    Chez moi, quand je reviens, un son touche mes sens,
    Celui du rossignol, de tous est la merveille;
    Quand tinte l'angélus sur la douceur des champs,
    J'aime écouter sa voix, son hymne à mon oreille

    M'apporte un air d'antan. à l'aube des moissons,
    Il faut voir mon pays quand la plaine se drape
    D'un habit ruisselant, à l'heure des grillons
    Bel air est un palais que la tiédeur attrape.

    Plus tard adolescent j'aimais toujours autant,
    Ma campagne au matin quand l'aurore est en flamme,
    Son pastel émeraude au nuage mouvant
    Dans sa robe de fleurs me semblait une femme.

    Mais au-delà de tout ce qui m'accroche à lui
    C'est un deuil amoureux, d'une douleur intime,
    Un nostalgique écho ne quitte mon esprit,
    C'est l'accent de l'amour que la tendresse estime.

    Pour célébrer mon bourg d'un style exact et beau,
    De tout cœur je voudrais être un vague poète,
    Ma plume serait blanche et mon encre un ruisseau,
    Je rêve d'un succès pareil à la fauvette.



<< Retour aux poèmes

 

commentaires ( 0 ) (Ajouter un commentaire)

Ajouter un commentaire à ce poème en tant que :

Vous devez être connecté sur Mespoemes.net pour poster un commentaire.

 

 

Mes poèmes - Forum - Livre d'or - Liens - Moi

 

Hébergé gracieusement par MesPoemes.net - Créer un site internet