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A l'amare du bourg la chapelle sommeille,
Elle, brave le temps, les siècles, les saisons,
Son écrin émeraude enchâsse la merveille,
Ce trésor d'art Rhénan que bercent les grillons
Possède un clocher-porche et le style Gothique.
Le soleil au matin caresse ses vitraux;
Il faut connaitre un jour, la paix mélancolique
De ce lieu Sacro-Saint; les rêves vespéraux
A toute heure du jour courtisent l'ombre obscure
Et la pâleur des murs, l'or pur, de l'encensoir;
Même l'antique Bible à la Sainte écriture
Accroche un doux rayon, pareil à l'air du soir.
Il flotte dans l'église un savoureux message,
La porte grande ouverte angélise le choeur,
J'écoute avec bonheur le tendre babillage
D'une hirondelle au nid; le cher parfum de fleur
Comme un frisson d'avril invite à la croyance,
L'Autel en marbre blanc, d'une intense beauté
Attire le regard, l'amicale silence
Entre les bancs déserts transporte la bonté.
Au centre de la nef où niche un couple d'anges,
Le Seigneur sur la croix, prouve le mal humain,
Les épines au front, les stigmates étranges,
Comment ne pas y voir la patte du malin.
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