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Ce que je porte en toi, c'est l'aube sur la mer,
Comme un prélude en mai, le rire d'une rose,
Ouvert au vers galant sainte métamorphose,
Comme un nuage d'or, tout sauf un vers amer,
En moi, ce que tu chois au devant de l'enfer,
C'est le troupeau des fleurs qui va du strass au rose
Et la beauté des soirs que ton corps me propse
Au carrousel de l'ombre où rutile ta chair,
J'écoute ton cœur battre et naîssent les pervenches
Et les divins cahiers deviennnent nappes blanches,
Au muguet d'un mot fin s'annonce le printemps,
Pour toi mille une nuits, pour moi le feu de paille,
Dans l'âtre onze ans d'amour, le bonheur et l'encens,
L'avenir est absent n'ai point peur j'y travaille.
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