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Le front cerné de fleurs au chevet de la muse,
Comme un sage écolier, finaud mais point chiqueur,
C'est une plume d'or que je trempe en mon cœur
Afin que sans talent, d'ailleurs sans plus de ruse
Naisse enfin le soleil, dont mon âme s'accuse
Chef-d'œuvre de l'esprit au charme ambassadeur,
Je souhaite ma mère, au parfum d'une fleur
Verser sur ta raison l'art d'une cornemuse,
Que mon soupir en vers ce soir prenne l'envol,
D'une plaintive voix, celle du rossignol
Caresse tes tympans d'un frisson admirable,
Exhalant mille accords, seul l'élan maternel
Quelque soit le destin demeure impérissable,
L'amour d'une maman est un bien éternel.
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