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Vrai, nulle part ailleurs qu'auprès de ton miroir,
Je n'ai pu savourer une eau vive aussi belle,
Au bien-être d'un lit reprisé de dentelle,
Jusqu'au bord de la rive où l'aurore vient choir
Parmi les nénuphars; ton flot sans le vouloir
Invite le rêveur, l'âme en mal d'hirondelle,
Vers un voyage bleu sur l'onde à tire-d'aile,
Tandis que le jour baisse en juin je viens m'asseoir
Sur un coussin moelleux fait de foin blond et d'herbe,
A l'ombre d'un feuillu que le soir exacerbe,
J'aime admirer ton cours dans le nid des roseaux,
Au crépuscule d'or ton écrin émeraude,
Obscur et fascinant accueille les oiseaux,
C'est auprès des iris que ma plume maraude.
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