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Je n'embraserai point le balbutiement de tes mers adverses,
Même si tu faisais pleurer mon coeur,
comme une dolente averse,
Car je suis un poète se promenant
au chevet de la nuit,
avec sa rivière de cheveux pleins d'étoiles,
O gysline, je te prodigue mon amour fastueux,
sans l'ombre d'un voile,
Où flânent les instants des feux de l'amour
sur les chemins parés de neiges virginales,
Là où les heures laissent mourir
Comme des vagues sur d es récifs,
Leurs desseins funestes et. opales,
O gysline, veux-tu pénétrer au sein de mon coeur,
Pour toi, c'est un océan sonore qui palpite de tendresses
et de voluptés pleines de flamboyantes ardeurs.
Et saches que mes noirs ennuis s'éteignent
sur la mer, comme un soleil couchant,
Quand je te vois t' élever comme une aube
radieuse jusqu'à consteller mon ciel,
avec tes yeux de diamants.
O gysline, depuis que je te connais
Mes pensées ombreuses et mes flots d'arpeges
lancinants expirent comme des mauvais souvenirs,
sous les voiles glacées de janvier,
Et saches que mon amour,
comme la probité du jour, étincele de beautés.
O gysline mon amour, veux-tu m'épouser,
Il y'a tant de désirs libidineux en moi,
qui par ton amour, ne demandent qu'à être éperonnés.
O gysline, je suis une âme débonnaire,
qui ne peut point distiller dans tes veines, mon venin,
O gysline,laisses bercer ton coeur, par mes sonates de satins,
Qui ne se faneront pas comme des fleurs
sous la gelée prédatrice du matin.
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