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Quand sa voix, perles d'or brode autour de mon cœur
Un chapelet de fleurs, mon âme communie
A l'ombre de ses cils; une étrange lueur
Accompagne mes pas, tout ce que l'heure bénie
Emane un goût d'enfance; aux pages de l'automne
La beauté de ses yeux éveille les échos
D'un peuple de moineaux, que la source arraisonne.
J'entends bruire le vent qui ressemble aux sanglots.
Une maison là-bas, sous les arbres s'enterre,
Depuis plus de vingt ans le feu s'est endormi,
C'est sous un marbre roux que l'amour séculaire
Compte les feuilles d'or, tranquille au pied du lit.
Toute étoile en mon cœur ne peut être éphémère,
Au moindre battement un souvenir éclot;
Une rose demeure au pays de ma mère,
la mésange en son nid accueille l'angelot;
C'est un superbe amour que ranime la flamme,
Vierge au tendre regard, marquise du printemps,
Sous la cendre renaît le chic de cette femme,
J'aurai passer ma vie à recoudre le temps;
Quleque part, pour toujours, elle attend sous une arche,
De roses, de lilas. devons nous dire adieu,
Plutôt qu'un au revoir; mais la nuit est en marche,
Sylvie en ce moment, est-elle auprès de Dieu?.
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