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La femme du Levant semblait inabordable,
Comme un vague idéal, au pouvoir merveilleux,
Tel l'éclatant miroir d'un liquide impalpable,
Un rêve inaccessible, une aube au prix des yeux.
Du dôme de l'espoir j'imaginais cette œuvre,
Auguste auprès des blés, en robe de satin,
Avec des courbes d'or, pareil à la couleuvre
Louvoyant dans les fleurs d'un lumineux jardin.
L'ange dormait en moi, son timide sourire
Envahissait mon cœur, réveillait le printemps,
Le mythe un jour survint, est ce, grâce à ma lyre,
Un astre dans la nuit, bien avant mes tympans,
Caressait ma pupille, une blanche orchidée,
Merveille du Laos, osa quelques mots bleus,
Inondés de soleil, l'aube de sa pensée
Bouscula ma tristesse, à l'heure des aveux
Je dresse le bilan de ma chance inouie,
Depuis plus de douze ans, mon encrier d'amour,
Rutile de cristaux, que son charme, incendie;
A toute heure elle est belle et surpasse le jour.
il faut voir son regard si délicat, qu'il prie,
Iris écatant d'or chatoyant et profond,
En s'entrouvrant ses yeux deviennent poésie,
vous comprenez d'un coup pourquoi ma plume fond.
La pâleur de sa joue est celle d'une rose,
Sa douceur exotique interroge chacun,
On dirait un rayon qui sur les fleurs, se pose,
Autour de ses beaux cils, l'amour fait son chemin.
L'aube se penche aussi quand tremble sur sa bouche
Ensemencé de miel, l'aile d'un papillon,
Tout sourit à son teint que le jour escarmouche,
De même pour mon coeur son rire est un filon.
Son charme d'Orient, je le trouve suprême,
Mais sait-elle vraiment qu'elle doit tout à ses yeux
Le souffle de ces vers, pour tout cela je l'aime,
De vivre à ses côtés je peux bénir les Cieux.
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