|
La vieille dame courbe son échine
sous les rigueurs infléchies de l'infortune,
Aux heures insidieuses et importunes,
Où s'implante dans sa vie,
la solitude façonnée par l'austérité du temps.
Où se sont tues ses allégresses, farouchement.
Si bien que cette vieille femme est confinée
dans un dédale accablé des ténèbres glaciales,
Et simultanément, l'hiver vient fredonner
avec sa lame sanguinolente et son lugubre
récital,
Pour que sous son emprise délétère,
Se raffermissent chez cette dame
Ses atroces douleurs,
Sa solitude, son vile oppresseur,
Aux heures proscrites aux lueurs
d'espérances, aux charitables présences.
Pourtant, elle veut s'efforcer de croire
qu'elles se dissiperont comme des souvenirs
exécrables, ses langueurs exacerbées,
Afin qu'elle ne sois plus corrodée
par les alarmes, de ne plus jamais
ressentir les parfums de voluptés.
Mais hélas ! tous ces espoirs
se sont éteints comme des soleils opales
sur la mer,
Si bien qu'elle clame ses souffrances
jusqu'à émouvoir l'éther.
Et le ciel verse ses larmes pleines d'empathies,
pour cette femme asservie à sa vie,
profondément austère,
En voyant cette femme se noyer
comme des navires alanguis
dans le vaste océan,
Devant l'indifférence des gens,
et leurs arpèges mortifères, immuablement.
|