|
Je ne demande pas puisque c'est mon destin,
D'autres vers que les tiens, d'autres fleurs que les tiennes,
D'autant plus que la nuit s'opposant au matin
S'écoulera tranquille à travers les persiennes,
Mon modeste labeur fera ton souvenir,
Aurai-je des regrets, si proche de la tombe,
Je n'en suis pas certain, me faudra-t-il saisir,
Une dernière fois ma plume de colombe
Pour rendre un bel hommage aux pages de tes yeux,
Peut être que mon cœur recherchera la flamme,
Juste avant de partir, qu'un chant délicieux
Ajoutera de l'or, aux braises de mon âme;
Nul doute que l'automne aura le bel écrin
Celui de notre amour, celui de tes prunelles,
Je chérirai ton nom ainsi que ton parfum,
L'intrigante douceur de tes mains maternelles.
Je veux pour mon départ un silence sans mot,
Une neige de fleurs, le vol d'une mésange,
Ni tristesse, ni larme, à par le tien sanglot
Et pour seul passeport, ton triste regard d'ange.
|