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Je suis de ceux dont l'âme a gardé le parfum
De la paille et du foin, l'odeur de mes collines
Imprègne d'or mon sang, Le Doubs est mon écrin,
C'est au sol Franc-Comtois que puissent mes racines.
A l'image d'Hugo pour son pays natal,
C'est toujours le coeur gros que le passé m'accueille,
En revenant au nid, mon âme se régal,
Dans le calme profond ma plume se recueille;
Au calice des fleurs, à deux pas de la nuit,
Alors, un romantique amour frappe à ma porte,
Il me parle d'hier, sa tendresse me suit,
A l'image d'un trait sublissime à l'eau-forte.
Juste à la fin du jour au son de l'angélus,
Renaît le souvenir d'une époque sacrée,
Lorsque loin de mon port, mon esprit n'en peut plus
J'accorde ma guitare aux fleurs de ma pensée;
Dans ce jardin d'Eden, aux pages d'or du soir,
La nuit lente à venir invite le poète
A marcher en rêvant, cet immense pouvoir
Angélise le temps, tout comme l'alouette,
A la place du chant, s'époumonne l'esprit,
Si l'âme doit mourir, si l'amour agonise,
Autant l'écrire un jour, tel un bleu manuscrit,
Pour l'âge du serment, le coeur est une église
Qui couve le bonheur, un baume sensuel,
Inonde chaque sens, d'une amoureuse muse,
L'enivre gentiment, pour rendre intemporel,
la saison de la rose, ainsi comme une écluse
Les regains de l'amour promènent la langueur,
L'ombre mélancolique aux épis de l'aurore,
Une authentique pomme à la digne saveur,
Rallume le plaisir, qu'une larme dévore.
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