|

Tout vit et rien ne meurt dans l'âme du poète,
Je te cherche toujours sur les bords du canal,
Depuis plus de six ans mon mal est infernal,
Habitude et douleur, d'une larme discrète
Attendent ton appel, quand l'aube se reflète
Au miroir émeraude un tableau théâtral
Caresse ma rétine, un pêcheur matinal,
Heureux, persévérant, sur une autre planète,
Redonne vie au temps, pour mon plus grand bonheur;
Le souvenir est beau, s'il passe par le cœur;
Tu n'es jamais très loin quand le spleen se dévoile,
J'imagine un enfant, menant le canasson,
Au long du Nivernais en pays Bourguignon,
Ce riche rêve ajoute à mon ciel une étoile.
|