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Mathilde, cette saison maudites de l’hiver,
Ravive tes flots de souvenirs sombres et amers,
Où tu errais dans la navrance de joies avortées,
A cause de ta solitude implacable, du dédain atroce de ta famille,
Qui embrasaient en ton esprit , des langueurs exacerbées.
Où tu errais dans les ténèbres
encombrées des vents froids et furieux,
Qui te fouettaient farouchement le dos,
Si bien que tu croulais comme un animal
sur un chemin fangeux.
Si bien que tu tressaillais en entendant
des rires sardoniques déchirer ce silence anormal,
Aussi quand tu voyais défiler lentement des visages
terrifiants et opales.
Et que tu blêmissais sous l’étreinte glaciale de l’hiver,
Et quand tu entendais jaillir les rugissements
sulfureux des loups, des entrailles de l’enfer,
Il aurait fallu de’s cet instant, que tu t’éclipses
dans le crépuscule ’ comme la vélocité de l’éclair,
C’est ce que tu voulus faire,
Mais tu fus promptement intercepter par des hommes,
aux allures patibulaires,
Et tous ces hommes t’ordonnaient de te dévêtir,
Pour assouvir leurs lascifs désirs,
Si bien que tu ôtais tes vêtements sans t’insurger,
Et là, tu sentais qu’ils te violaient avec une indicible cruauté.
Aujourd’hui ,tu viens d’embraser avec ton époux,
une majestueuse volupté,
Mais malheureusement, tes douleurs morales
ne pourront jamais s’effacer.
Pauvre Mathilde, saches que je ne pourrais jamais t’oublier.
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