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Si j'adore l'amour, j'aime par-dessus tout
Ses prémisses, ainsi quand la main s'abandonne
Avec délice au jeu de la feinte maldonne,
Le cœur atteint de fièvre avance son atout,
En moins de deux, la chair s'enflamme un peu partout
Et c'est l'apothéose en notre être, bourdonne
L'ardent volcan des sens, que le plaisir ordonne;
S'embrase tout le corps dans les fleurs, n'importe où,
C'est avec les baisers, les parfums, la caresse,
Que s'accroît le désir, l'inégalable ivresse,,
Au frisson de l'instant, le bonheur irréel
Exhale un air d'avril et s'attise sans trêve,
Invite la pensée au geste fraternel,
Et l'âme vogue au loin, envoûté par le rêve.
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