|

Quand Dieu vint déposer sur la terre sa perle,
Je parie un bouquin que son souci premier
Fut d'offrir ses présents à la belle au collier;
Après avoir cédé sa lyre d'or, au merle;
Célébra-t-il la femme, avant la triste berle?
J'imagine son jeu celui de jardinier,
Ciselant mille fleurs, travail de joaillier.
Aujourd'hui c'est mon tour, si ma plume déferle
Devant tant de beauté, si je vide mon coeur,
C'est pour être avant tout le digne ambassadeur;
Qui pourrait résister quand sur sa bouche éclose,
Une églantine blanche invite à son chevet
Les rayons du soleil. chance pour le portrait,
Son magnifique teint fait de l'ombre à la rose.
|