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J’entendais les symphonies pathétiques et sombres,
gronder dans le vaste éther.
Je voyais le ventre du ciel se déchirer
sous des funestes éclairs,
J’entendais l’ouragan proclamer
Son assourdissant concert.
Je voyais les vents tourbillonnants et véhéments,
qui embrasaient le courroux terrifiant de la mer.
Les navires éventrés par les lames de l’océan en furie,
Je voyais les marins à bout de souffle,
à force de nager, qui ne pouvaient point braver
cette mer habitée par la folie,
Et sous la férocité inouïe de cette prédatrice,
ils furent emportés par une violente agonie.
En un prompt instant, je voyais leurs corps défunts,
reposer à jamais sur nos rivages,
Après avoir été asservis aux informes et tragiques
naufrages.
Si bien que mon empathie, comme les yeux du ciel
automnal,
Versait des larmes immuables devant les familles
rongées par des douleurs abyssales,
Même les nuées se misent à pleurer,
en laissant jaillir de leurs cœurs,
leurs commiserations sororales.
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