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Pas un mot ne saurait expliquer sagement,
Cette apparition vraiment époustouflante,
Pas même l'univers, le hasard simplement
Je ne peux même y croire, un seul motif m'enchante,
Un cadeau du destin pour le plaisir des yeux,
Par quel bout commencer, j'ai peur d'être minime,
Comment vous dire en vrai ce trouble merveilleux;
Le moment où je vis cette dame anonyme
Je fus frappé plein coeur, d'une telle beauté,
Des orteils aux cheveux autant qu'il m'en souvienne,
Tout était somptueux, richement coloré,
Elle était ravissante et loin de la moyenne.
Je me sentais mourir en couvant son regard,
La braise incandescente alimente la flamme
Et en fermant les yeux, de la seconde un quart,
Je caressais son corps, imaginant son âme.
Au plaisir de la voir se greffait le bonheur
D'avoir à cet instant, l'image allégorique
D'une adorable femme, à l'élégance en fleur;
Pardessus tout j'aimais, son air mélancolique
Et ce petit accent, semblable au rossignol,
Doux comme un soir de mai qu'une mésange ouvrage,
Et l'entendre parler, m'enivrait d'un alcool
Sobrement délicat; l'amour de son visage
Ensoleillait le jour, entre la soie et l'or
Son joli grain de peau faisait tourner ma tête,
Je l'avoue aujourd'hui, le clame sans effort
Une infante pareille à la taille parfaite
Ne peut être qu'un don miraculeux du ciel,
Je l'ai vue un matin dans une robe blanche,
Et depuis ce jour là, mon tourment essentiel
C'est la voir arrivée ainsi qu'une avalanche.
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