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L'aube ne verra plus , de ton divin portrait
L'insolente beauté, ni l'or pur de ta traîne
Eclaboussant le jour. ce soir mon cœur en peine
A trop de souvenirs et n'est plus qu'un coffret
D'ébène marqueté qui garde son secret;
Mes yeux sont pleins de toi, ton ombre me promène
Au pays merveilleux, du chêne à la fontaine,
Ainsi pour mon présent ta fin est un fleuret;
Ta jeunesse au jardin, mon esprit la visite,
J'épouse ton parfum que la fleur ressuscite,
Du temps ou tes longs cils étaient des colibris.
Aujourd'hui je suis seul, aux larmes je succombes,
Je n'ai plus que ta soif, oh toi, que je chéris
Et mon âme est assise au rebord de ta tombe.
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