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Alors que mon séjour déjà touche à sa fin,
Cependant que le soir interroge ma vie,
L'âge d'or me revient, quand sonne le tocsin
Au cloître désuet de ma mélancolie.
Je m'accoude souvent au vert balcon du temps,
Jusqu'au seuil ténébreux de mon antique histoire,
Parmi les vieux vergers sous les arbres, j'entends
La chanson de l'enfance, ainsi dans ma mémoire
Reviennent les oiseaux de la belle saison,
Sur un parterre en fleurs, une porte s'entrouvre;
Elle est là devant moi, des lauriers au front,
C'est le désir d'aimer que mon esprit découvre;
De son regard ambré, elle emplissait mon cœur,
Par instant je brûlais d'une folle tendresse,
A travers les parfums de ce prime bonheur.
Même encore aujourd'hui, j'en garde la richesse;
Elle offrait à mes yeux l'aube de ses douze ans
Et le marbre parfait d'une noble sculpture,
Pour les jeux interdits nous étions deux enfants,
de nos divins baisers, s'étonnait la nature;
Au cœur de la forêt sur les hauts de Bavans,
Heureux, main dans la main, nous écoutions la grive;
Avril étincelait autant que nos tourments,
Elle avançait sa bouche et je buvais l'eau vive.
Le soleil merveilleux de ce premier amour,
Restera le plus beau, ce qu'en l'âme, il allume,
Nul pleur ne l'éteindra, même vieux il accourt,
Tel une jument blanche, en rêve où sous la plume,
Ainsi le sol bénit toujours sera sacré,
A vie il gardera l'écho doux d'un je t'aime,
Au souffle évanescent d'un œillet parfumé,
Renaîtra ce moment, avant le chrysanthème.
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