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Telle l'eau d'un moulin l'encre saigne à mes doigts
Et dans le soir défunt, s'écoule de mon âme.
Ainsi sous des pleurs d'or, la vie apprend sa gamme,
Comme souvent chez moi, la mort est aux abois.
De la valse mystique aux amours d'autrefois,
Fidèle à mon printemps la tristesse s'enflamme
Et je cherche la fleur qui dans la nuit, se trame,
Dans l'ombre l'ange est là, mais n'a plus de carquois.
Le silence des nefs, comme la neige, tombe
Et je dépose mon anneau d'or, sur ta tombe;
En m'inclinant je prie et le temps me fait peur,
Quelque soit mon esprit, peut importe les causes
Toujours, tu resteras, celle qui mit des roses
Et des bouquets de mots au cloître de mon coeur.
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