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C'était au mois des fleurs, mai débordait d'oiseaux,
A l'ombre des tilleuls, la brise était exquise,
La douceur de la rose inondait les berceaux;
Je m'en souviens très bien vous sortiez de l'église,
Créature divine au sillage parfait;
Le soleil est entré d'un seul coup dans mon être,
Avec ses ailes d'or, la beauté vous couvait.
Un tremblement en moi, que vous aviez fait naître
Déversait dans mon cœur l'eau vive de Bavans
Je sentis croître un chant au creux de mon l'oreille
En lisant dans vos yeux la fièvre du printemps.
Votre taille dansait, c'était une merveille
De la terre et du ciel; rose parmi les fleurs
Et depuis ce jour là, je sais que je vous aime,
Le délice vous sied, aucune autre d'ailleurs
N'arrive à vos genoux; les traits de la bohème
Vous rendent fascinante, adorable à souhait,
Mais vous ne saurez pas ce qui touche mon âme,
Ce platonique amour restera mon secret,
Je garderai en moi l'aube de cette flamme.
Même au coeur de la nuit vous deviendrez mon jour,
Avec des mots choisis, j'ai plaisir à l'écrire,
Rien ne pourra faner les fleurs de cet amour,
Avec la poudre d'or je recouvre l'empire,
Et sans rien regretter; c'est la seule façon
De ne pas abîmé votre grâce immortelle,
Sans l'ombre d'un regret, l'amour fou pour raison,
Toujours vous resterez dans mon coeur la plus belle;
Cet aveu de mes sens, que vous ne lirez pas,
Tout comme mes désirs, resterons lettre morte,
Un grand bouquet d'œillets ferme son cadenas,
Voila mon testament qu'une hirondelle emporte.
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