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Comme des masures, nous nous affaissons
sous le poids implacable des ans,
Avec nos cheveux poivres et blancs.
Aussi nous sommes comme des soleils révolus,
Avec nos corps décharne’s et nos doigts perclus,
Avec nos ardeurs qui disparaissent
Comme des couchers de soleils,
dans le sein de l’océan.
Nous avons vécus soixante-dix hivers,
et soixante-dix printemps,
Sous les poésies des manteaux de givres,
et des soleils ardents,
Sous des jubilations fascinantes
comme les éclats des étoiles, et sous des pluies de larmes,
Qui dévoilent comme les femmes, d’incomparables
charmes,
Avec nos yeux arborant des peines lourdes
comme des écueils,
Avec nos ambitions inhumées comme des cercueils,
En voyant nos êtres chèrs disparus trop vite,
En voyant la douleur, et la mort,
dont personne ne les évite.
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