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Dix août quatre vingt onze, au seuil de la mairie,
Elle tenait ma main, en la serrant si fort
Que le flux de son sang d'un bonheur à la lie
Captivait tous mes sens, elle scellait mon sort
Au sceau de sa beauté, je ne pouvais y croire,
Rien qu'en la contemplant je me sentais rougir,
Merveilleuse à souhait dans une robe ivoire;
Elle semblait un ange, une rose, un saphir.
un sourire discret éclairait son visage,
Elle était au bas mot, belle comme le jour;
En épousant mon nom, par heureux mariage,
je savais qu'entre nous s'écoulerait l'amour.
A l'heure de signer l'émouvant fascicule,
Nul voile ne cachait la douceur de ses yeux,
Juste au coin de chaque oeil, un ruisseau minuscule;
Etait-ce de l'émoi pour l'acte précieux?
Au moment d'ajuster, à son doigt l'alliance,
Je vivais en direct, un rêve hallucinant,
Comment réaliser cette historique chance,
C'était un luxe fou, de vivre cet instant.
Aujourd'hui c'est au ciel, qu'elle offre son prestige,
Puisse-t-elle là-haut connaitre le bonheur;
C'est vers elle souvent que ma plume voltige;
Elle aura réussi, d'être une âme en mon coeur.
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