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Le jour où je suis né mes maître souriaient,
Peut-être m'aimait-on pour ma douce innocence,
Ma mère à mes côtés, pleine d'amour veillait.
La ferme Franc-Comtoise en beau pays de France
Accueillait ma naissance au cœur du bel été,
Au bout de quelques jours je découvris la plaine
Ainsi que l'herbe tendre et le terroir sacré;
Sur un tapis moelleux de paille souveraine.
La vie était un rêve au soir comme au matin,
Nous nous couchions à l'ombre aux heures les plus chaudes,
Sous le feuillage éparse un bonheur argentin
En se joignant au blé que la douceur ravaude
Emerveillait les fleurs, la campagne et les bois,
De cavalcade en jeu, le temps passe si vite.
Un jour sans crier gare, en me montrant du doigt,
Quelqu'un me s'épara de façon illicite,
De l'être formidable auquel je dois le jour,
Pour un drame pareil, qui donc s'apitoie?
Je vais à l'abattoir aujourd'hui c'est mon tour,
Certain aime le veau, mon maître est fou de joie.
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