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Pour avoir aperçu sous le joug du printemps,
Eminence du grain où flambe l'églantine,
A travers le lin pur, l'or de votre poitrine;
Je me sens défaillir, me dissoudre au dedans,
Chaque fois qu'un brin d'air, écarte un de vos pans;
La discrète lueur d'un corsage marine
Où l'épousante soie, à la couleur sanguine,
Enjolivent vos seins; une sorte d'encens
Circule dans mon sang, mon regard en maraude
Gourmande votre peau dés que l'aube ravaude
L'étonnante voilure ensorcelant la chair.
Aucun rêve ne peut me procurer la joie
D'entrevoir un bouton sublime, à claire-voie;
Devant vous je m'incline, amante au buste cher.
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