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Quand l'aube s'amoncèle à la couronne verte
Des vieux chênes Comtois, jusqu'au moindre ravin
L'orée est un palais, c'est une rose ouverte
Que couve la beauté dans les bras du matin,
Le rayon prête aux fleurs son amoureuse étreinte
Au pastel charmeur, de mille flèches d'or
Son miel neige au silence avec l'ombreuse plainte
De l'humble musicien celui dont la voix d'or
Emerveille le vent, la gemme cathédrale,
L'amour à deux battants entrouvre son portail,
Le front ceint d'aubépine une nef féodale
Accueille la princesse au divin éventail,
La flore évidemment , celle dont l'âme tendre
Sait guérir du chagrin, mais un autre joyau
Fascine mon esprit, je ne puis m'en défendre
Et pourtant, de cet ange il ne reste in-folio,
Sur terre seulement qu'une flamme béante,
Plus qu'un blanc souvenir, ce que j'aime avant tout
Quand arrive le soir, c'est l'étoile géante,
Son soleil est en moi Sylvie est un bijou,
L'authentique rubis, son savoureux visage
Pareil au blanc voilier caressant le miroir
De l'émeraude pure où la vague est langage;
Traversera le temps comme un livre à fermoir.
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