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Il est ainsi des soirs où devant mon pupitre,
La tête entre les mains je médite au présent;
Parfois est-ce l'instinct le nez contre la vitre,
Je cherche à m'expliquer d'où vient tout mon tourment.
Lorsque le crépuscule à l'horizon allume
A l'Occident un feu, sa grande voile d'or
Dépose dans mon cœur un sentiment posthume;
Un évangile en moi, romantique d'abord
Augmente mon chagrin, sur cette triste terre
Où je suis exilé sur ce sol incertain,
Je m'accroche à Marie et mon âme tolère
Ce déplorable endroit, si loin de mon écrin.
Mais je rêve souvent d'une terre sauvage,
A deux pas d'une église en pays Franc-Comtois
Où sur une colline aux abords d'un village;
De pouvoir lire heureux devant un feu de bois.
J'aurais par les étés la bonne certitude
D'humer l'odeur du foin et d'entendre l'oiseau,
Les vaches, l'abreuvoir, le soir à son prélude,
Les petits rossignols dans le divin berceau,
Sont autant de bonheur qu'à la campagne on cueille,
Tel les noirs martinets ainsi que les grillons,
Sans oublier bien sûr l'intime chèvrefeuille
Enfin le plus exquis le vent dans les moissons.
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