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Au jour évanescent quand les ombres divines
S'imbibent de soleil, de la pointe à l'ourlet;
Que se couvrent les champs de blanches crinolines,
A l'heure où le renard regagne la forêt,
Un bonheur couve en moi, que la fauvette, ouvrage
D'un hymne éblouissant, l'or d'abord, puis l'amour
Caressent mon pays. c'est un autre visage
Que nous montre Bavans; ouvrant les bras au jour
Telle croix à l'autel, chaque arbre communie
Avec le saint terroir. anoblit par les blés
La plaine est un palais qu'un fanal sanctifie,
Non loin de là, le Doubs, de ses longs doigts dorés
Ondoie avec douceur en caressant la rive
Avant que le feuillage émaille son miroir,
Aux abords du moulin alors que court l'eau vive
C'est le long des vieux murs que j'adore m'asseoir.
Beaucoup de souvenirs me rappellent mon père,
Il dort depuis six ans, son livre est refermé,
Pourtant chaque chapitre en mon âme s'éclaire,
Je pense à lui souvent avec humanité.
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