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Si le bon Saint Louis appréciait le chêne
Pour rendre la justice, un autre arbre pour moi,
L'authentique fayard, grand témoin de ma peine
Surclasse évidemment de la forêt, le roi.
La mort qui sourdement fissura ma romance,
Clôturant mon printemps; pour broyer mon chagrin
Je gravais au couteau "Sylvie" en abondance
Et l'entourait de fleurs. n'acceptant le destin
J'ai blessé bien souvent son angélique écorce,
Traçant le cher prénom de ce premier amour.
Que reste-t-il au fond, quand le bonheur divorce,
Un grand vide la nuit, une ombre dans la cour.
J'avais auprès de moi l'éblouissante femme,
La perle incomparable au teint pâle de fleur,
Le timbre de sa voix faisait vibrer mon âme,
Son romantique accent dominait la douceur;
La grâce du matin aux sources de l'aurore
Reflétait dans ses yeux la clarté d'un flambeau,
Elle faisait renaître un charme qui dévore
Miraculeusement, quelque chose de beau;
La maman de Sophie était une mésange,
J'aimais la voir sourire et rire tout autant,
Quand nous étions les deux, je l'appelais mon ange
Et couvrait ses désirs d'un sage dévouement.
Avant ce triste jour, buvant l'eau vive et l'onde,
Je cueillais des bouquets dans le foin à genoux
Et caressait les fruits d'une main vagabonde
Je mourais dans ses bras, admirant ses bijoux,
Du côté de Bavans je connais quelques arbres
Qui portent sur leur tronc l'inaltérable faix,
Un message éternel, à l'image des marbres
Au jardin, elle est là, dans mon cœur à jamais.
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