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Était-ce le destin ou la main du hasard?
En ouvrant hier soir, une œuvre poétique
Du fraternel Hugo, j'ai découvert à part
En plein cœur de l'ouvrage, une image authentique,
Un cliché de Sylvie aux jours du grand bonheur,
Une flamme en ses yeux, sur sa lèvre un sourire
Émerveillent ses traits faisant flancher mon cœur;
Mon Dieu! qu'elle était belle, aujourd'hui je peux dire,
Savourant sa beauté, je vous en fait l'aveu
Que j'étais un veinard, sachant qu'une femme ange
Mène l'homme à l'extase, où la joie est un vœu
Dénombrant ses appas, je pense à Michel-Ange,
Qu'aurait-il composer devant un tel regard?
Peut être que sa main, à l'image de l'âme
Sans mal aurait prouvé que le charme est un art,
l'esprit ne peut mentir devant si belle femme.
Au moment du déclic elle a trente cinq ans,
A cette date là notre idylle est un chêne,
Il est en fleur, brûlant de gestes flamboyants.
Sur les hauts de Bavans, l'amour filait sa laine,
Sachant que j'avais là sous les yeux un trésor,
Que pour une déesse il faut un reliquaire
J'ai mis dans un écrin fait de velours et d'or,
L'émouvante photo tellement légendaire,
Dans ce coffret d'argent, infiniment glamour,
Je dépose une rose, une larme en hommage,
Un double de mon cœur, une lettre d'amour,
Ainsi que quelques vers pour fleurir son voyage
Et le divin laurier afin de parfumer,
Son moindre souvenir, la vie est peu de chose,
Lira-t-elle ces vers, là-haut de son verger,
Je veux y croire fort c'est le but de ma prose.
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