|
C’est la saison opale de janvier en mon âme,
Je suis comme le vent du nord,
qui dolemment brame,
Qui est déchu de sa vigueur, comme un vieux,
Qui n’à plus son esprit habité par un ciel bleu.
C’est la saison lactescente et froide,
comme la mort en mon âme,
Je suis comme un damné saugrenu qui rame,
Sur des flots houleux d’infortunes noires,
Comme un cormoran d’encre volant vers un ciel d’airin,
et funeste, dans les pages d’un grimoire.
Aussi, je suis comme une charpente mordue
par les dents de l’hiver,
Comme un alto hiémal contraint de jouer sa partition mortifere,
Comme un train gris qui verse comme des crachats
de mitrailles, ses clameurs de fontes brisées,
Sur les lignes de la fortune submergée de froideurs acérées.
C’est la saison de janvier qui accable mon esprit,
Comme la douleur d’une solitude,
d’une bête féroce qui rugit,
Comme le fer martyrisé d’un navire,
sous l’ouragan boursoufle’ d’inimitiés.
En mon âme, c’est la saison inexorable de janvier,
Qui embrase mes amours atrophie’s.
C’est la saison de janvier,
Qui verse dans mon esprit tourmenté,
L’ennui, la désolation exacerbée.
C’est la saison effarante de janvier,
Où des nappes de givres
Tombent sur mon cœur,
si bien que mes sentiments d’amours, sont gelés.
|