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Depuis treize ans pour toi, ma plume est à l'ouvrage,
Épousant le concert brûlant du rossignol,
L'opulence des fleurs et ce charmant ramage
Fait naître au cœur d'un champ, la mésange à l'envol,
Ce céleste bijou caressant le silence.
Passent sur les moissons la barque du soleil
Et les parfums du vent; d'une idylle en vacance
Où danse l'éclat d'or d'une mer sans sommeil.
Des terres du néant, aux neiges éternelles,
Jusqu'au sens du tourment, j'inventerai pour toi,
Que l'on n'achète pas, des rêves d'hirondelles,
Une source émeraude où la douceur s'assoit.
Ma verve te promet un voyage à Venise,
D'une encre ineffaçable au séjour merveilleux,
A chaque alexandrin, tu seras sous emprise,
Le velours de mes doigts cajolera tes yeux.
Cette œuvre, mon amour remplacera ton coffre,
Bijoux de vers, colliers de mots, écrits, joyaux;
C'est la couronne d'or que ma tendresse, t'offre,
Ainsi que le décor des beaux palais royaux.
Je veux charmer ton cœur, d'un style incomparable,
De la sève, à la rose avec le même désir;
Ma fougue chaque jour, d'une force indomptable
Te fournira son sang, jusqu'au point d'en mourir.
D'élégants oiseaux bleus simuleront l'aurore,
Je couvrirai de fleurs le livre de tes pas,
En changeant d'encrier, pour t'adorer encore,
J'écrirai le serment que tu n'oublieras pas.
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