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Entouré d’une clôture hermétique
Sous l’œil attentif de parents extatiques
On s’empoigne, on chaparde, on joue
La vie d’après.
Ses petits drames, ses petites joies,
à peu près.
Les péripéties deviennent légendes
Que depuis les bras une bouche scande
Le sable absorbera
Des larmes que l’on oubliera pas
Et chacun de se souvenir, et de blâmer
Le réconfort ayant trop tarder
L’injustice de ce jouet qu’on aimait tant
Qu’un autre abjecte a volé, quelques instants.
On regardera son nombril,
Sa vie durant
Témoignage ému et fébrile
De ces horribles moments.
L’insouciance persistante
Jusqu’à l’âge adulte
Ne permet pas à ses atlantes
A leurs tumulte
D’envisager, un seul instant
Une autre enfance
Que juste à côté, juste là
Dans l’opacité du silence
Une paire d’yeux observait parfois
Depuis le soupirail exigüe
Le bac à sable et ses émois
Au allures de ciguë
Aucune douceur,
Pour amortir les chutes
Et deux yeux de malheur
Dans l’obscurité brute
Brillent
D’une lueur malsaine
Étrillent
L’enfant blême
Aucun secours
Au delà de la peine
Un dragon, un vautour
Fouille les entrailles, les veines
Innocentes.
Et pour l’adulte survivant
La vie est une dette
Qu’il doit à l’enfant
Mort.
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