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Le Paradis pour moi, c'est une chambre pâle
A la fenêtre ouverte où le jour moud de l'or
Alors que quelque oiseaux fondent une chorale
Dénouant le silence au col des boutons d'or.
C'est un chemin de bois où l'abeille travaille
A faire broche aux fleurs et ange blond, aux airs,
C'est le temple d'amour à l'orée où la paille
Attise le soleil pour que flambent nos vers.
De chèvrefeuille étreint c'est l'alcôve céleste
Faisant miroir à Dieu et que lui seul absous,
Savourons ce frisson pour notre amour agreste,
Ce romantique endroit il n'appartient qu'à nous.
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