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Ce matin d’automne est languissamment pâle,
comme un linceul,
Il est lasse de jouer sa partition, seul.
Il est froid comme une pierre tombale.
Et voici que sont froissées par l’aquilon,
ces myriades de roses et leurs pétales.
Le soleil laiteux de juillet,
s’étire sur la corde du temps,
Chaque aurore pleure un rayon,
mornement.
L’ obscurité verse son parfum sinistre sur la plaine,
La nature frémissante s’étouffe dans son manteau de laine.
Les clairs obscurs s’appesantissent comme la solitude,
sur les âmes flétries.
Le silence, tel un prédateur trucide avec acharnement,
les symphonies de vies
Quand l’horloge impose déjà au balbutiement du jour,
la froidure de minuit.
Et le vent vient effacer ces crimes,
avec une violence inouïe,
Avec la belle communion de la pluie,
Si bien que s’en va avec diligence, l’automne maudit.
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